lundi 18 juin 2007

Mon déménagement... par voranools

11h30, ce dimanche 17 juin 2007. Alentours parsemés de cadavres de verre et de latex du Royal Club, Ternay, 69, France. Un dernier coup de klaxon et le bolide grand-maternel de Rosset, dans un fracas de ferraille et une mélodie de mobylette, entre sur l'A7 direction: Nord toutes. Les 4 W ? Présents. Bon sang, mais ça rentre...manque le "pourquoi"? ça vient.

Retour...hier, rendez-vous convenu: 18h, garçonnière en deux ans inusitée de José. Ce dernier, censé avoir disposé des quinze jours précédents pour préparer son déménagement, ouvre. Le tableau: un grand dadais (vous avez une idée du personnage), short treillis, torse poil, et en arrière-plan, sa tâche herculéenne ma foi fort avancée: trois cahiers empilés sur un tapis empoussiérés par plus de 700 jours sans le langoureux contact d'une serpillère.

Etat des lieux H-30 minutes.

Ce havre de branlette que fut le squat de Rosset depuis que le canal historique y prit son QG se transforme en champ de bataille. François Lambert est appelé à la rescousse, et dans la précipitation oublie son grand bi à Casino. Trois cartons feront l'affaire, les disques de José font connaissance avec le bitume du 7e arrondissement, et le 113 fout sa merde sous la voiture au ras du sol de notre prince de la ville. Ah oui, faut que je précise: José a investi dans les Ray-ban et la 206-trois-portes-toit-ouvrant. Mais enlevé la sacoche. Vous ne le reconnaîtriez pas, notre Sancho Pancha.

Etat des lieux H-15 minutes.

François Lambert découvre la douche calcairisée de Rosset (y'en a même du orange...trop fort ce MoDemiste): "Putain David, t'as jamais récuré ta douche ?
- ben si...j'ai essayé...
- avec ça ? [didascalie: notre expert en urbanisme brandit un produit à haute toxicité qui pourrait s'avérer efficace dans un cas aussi désespéré]
- ben ouais.
- t'es sûr ?
- ouais...ouais.
- bon ben c'est du sperme alors !"
Conclusion sans appel.

Etat des lieux H+10 minutes.

On avance à grand peine. Le châssis de la 206 de Mamie José (appelons la Josette) semble s'affaisser dangereusement. Et on vient à manquer de carton. "Je m'en occupe, y'a qu'à aller chez l'Arabe !" lance à la cantonnade un dythirambique Marc (Rosset). C'est cet instant de haute intensité comique que choisit Melle Régie pour faire son apparition. "Aaaah...vous venez pour l'état des lieux ?!", devine un José plus perspicace que jamais. "Eh ben vous n'allez pas être déçue !", prévient le rieur Lambert en nous faussant compagnie.

Etat des lieux H+13 minutes.

Nous grimpons sous les combles. Ascension au cours de laquelle Rosset apprend que "non c'est terminé Monsieur. Vous devez me rendre les clés de l'appartement". Je me propose charitablement de l'héberger, anticipant sans grand peine la nuit cauchemardesque qu'aurait pu vivre notre anti-héros (est-il besoin de vous remémorer ses malchanceuses mésaventures...) si s'était concrétisée son initiative de sommeiller au volant.



"Dans David Rosset, y'a Rosset mais y'a aussi David"

Bon une fois là-haut, David#14 (mais qui s'en souvient ?) s'improvise guide touristique: "alors voilà, première porte à gauche, c'est la salle de bain...". "Merci, monsieur, s'agace une miss Régie devinant l'état favelesque du reste de l'humble résidence, je vais me débrouiller".

Pendant l'inspection, rien d'autre à faire pour nous que de tout jeter sur le pallier (remarque: Rosset en profite aussi pour faire la vaisselle...).

Etat des lieux H+35 minutes.

On a réussi. David balaye les dernières reliques de cafard de sous son lit. On barricade la chambrette et on se met à la recherche d'un introuvable compteur d'eau.

C'est maintenant l'heure du tri, du déchirement aussi. José ne peut se résoudre à abandonner son teddy bear bleu électrique ou son icône de François Bailleurou. Four, poêles, guéridon font entre autres les frais de cette impitoyable crève-coeur. Ce sera peut-être pour la technicienne de surface indienne de la laverie du rez-de-chaussée, à qui notre Juan Carlos de Borbon offre "une chaise, des couverts, des verres...". Putain, Cortès, il est fini le temps du bon vieux troc colonial !

J'en profite pour récupérer chaîne hi-fi, télé, lecteur DVD et machine à café...destination envisagée: les puces givordines.

21h, il est temps d'aller dîner en amoureux. José, dans la grandeur d'âme qui le caractérise, m'offre la Domino's pâte à pain.

Un premier litron de cervoise avalé, on est prêt à gagner la piste. David passe une chemise brune entre 2 portières. Ce soir, Franco sera la plus belle pour aller danser.

Entrée triomphale dans l'Ayers. "RRoôh y'a que d'la chatte !", s'exclame l'amigo. On ne se refait pas. La veille, cette roulure avait hanté une soirée post-bac au Champ-de-Mars. hmm...

3h, je m'éveille et décrète que je pourrais être sujet à une relative inquiétude: toute la rue Sébastien Gryphe a assisté à la transformation en live de ma "supeR-5" en Dartymobile...

Direction le sud-lyonnais. A tombeau ouvert avec nos poubelles respectives surchargées: je fais la nique à trois feux orange successifs dans l'avenue Jean Jaurès...et Rosset me suit allègrement. Je tente de le semer, mais il me suce la roue ! Bref, on fait les marioles sur une vingtaine de kilomètres. Nous voilà à Ternay (vous avez lu "Givors" ?).

Le coup de grâce: Rosset est testé et approuvé par la Famille. "Un garçon génial !", se permet même la Mamma.


Dois-je en rire ou en pleurer ?

1 commentaire:

Poulain a dit…

Oh le copier-coller de loser !

Copie-colle le code html de l'article de Vorabourse dans Blogger, ça fera plus classe.

Bises.